L’Ordre des choses     

Henri-Michel Polvan a présenté ce livre comme s’articulant sur 3 volets : la chronique, un fond historique, et un espace romanesque.
     La partie consacrée à la chronique relate une certaine façon d’exister dans les quartiers populaires de Marseille, pour ne pas dire un art de vivre marseillais des années 50, dans l’embellie qui suivit la fin de la 2e guerre mondiale. Un monde (êtres, mœurs et paysages), aujourd’hui totalement disparu, comme l’exprime cet extrait : « À un moment donné, à peine sorti de la guerre qu’on n’appelle plus qu’évasivement la Seconde, notre temps s’est dilué dans le temps. D’avoir voulu piquer un sprint à l’américaine vers le futur, il s’est perdu dans les bras de l’avenir, cette chose sans fin. Et c’est quelque part dans ces contrées qu’il a fini par s’écrouler, à bout de souffle, frappé d’apoplexie. »
     La partie historique explore les épisodes majeurs de la guerre d’Algérie, de son impact sur une génération d’hommes, et de ses séquelles sur les suivantes, dont notre temps accuse encore durement les conséquences délétères.
     L’espace romanesque, qui se déploie sur fond de guerre, décrit la lutte sans fin où l’histoire de la violence des hommes s’affronte à la violence de leurs histoires d’amour.
     Dans sa généralité, l’ouvrage pourrait être pensé comme une illustration du déterminisme dont se nourrit la pensée stoïcienne, suivant laquelle, chez Marc Aurèle, tout ordre résulte d’un implacable « enchaînement de toutes choses […] l’une étant la conséquence de l’autre », d’où le titre.  

 

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