Voyage en Grèce Antique

Francis DAHON

Michèle COULET

 

Si nous avons l’envie de nous replonger dans l’Histoire de la Grèce, mère de notre civilisation, nous n’aurons qu’à lire les deux récentes parutions de la LPE, à savoir : « Le périple de Pythéas le Massaliote »de Michèle COULET et « Des nymphes et des dieux » de Francis DAHON.
Parmi les nombreuses statues qui se trouvent sur la façade du palais de la bourse à Marseille, on peut y voir celle de Pythéas. (Auguste OTTIN)
Au-delà de la beauté sculpturale, il faut retenir le travail admirable accompli par Pythéas qui a joué un rôle important dans l’avancée des connaissances du monde dans lequel nous vivons. Longtemps décrié et qualifié de menteur à la suite des récits relatant ses voyages, il bénéficiera cependant après sa mort d’une reconnaissance totale au cours des siècles successifs.
En 1753 le navigateur Louis Antoine de BOUGAINVILLE salue l’ « habile astronome, ingénieur physicien, géographe exact et hardi navigateur qui a contribué à perfectionner la connaissance du Globe. »
Le livre de Michèle COULET retrace une partie de l’histoire de cet explorateur né à Massalia vers 380 avant notre ère, et notamment le voyage qui lui a permis de sillonner l’Atlantique, puis au-delà d’atteindre l’Angleterre et l’Islande, ensuite  le cercle Polaire. L’expédition qui lui a été confiée et qui avait pour but essentiel d’ouvrir des itinéraires maritimes dans un intérêt purement commercial, sera pour lui le moyen de vérification de ses données sur le système astronomique et ses calculs géographiques. Donc un personnage qui a marqué l’histoire, dont les marseillais peuvent être fiers puisque c’est dans cette ville qu’il est né.
Un grand travail de recherche pour l’auteur et un bon moment de culture et de plaisir pour le lecteur, ceci pouvant s’attribuer également à Francis DAHON qui a écrit « Des Nymphes et des dieux ».Si les adultes se contraignent au refus de se laisser aller au rêve, comme le font les jeunes enfants quand ils réclament à leurs parents des histoires ou des fables avant de s’endormir, ils le font cependant sous ce prétexte en prenant un plaisir qu’ils ne se refusent finalement pas. Pourquoi refouler ces moments de relâchement et ne pas rechercher cette évasion qui ne nuira en rien à leur dignité d’adulte. Dans le livre que nous propose Francis DAHON, nous trouverons  des récits nouveaux rédigés pour la première fois, selon sa propre affirmation, dont les personnages atypiques ont leur place dans la Mythologie grecque, même s’ils sont moins connus et qualifiés de « sans grades ». Pour souligner l’intérêt que l’on peut apporter  à cette parution on retiendra, en avant propos de son livre, ce qui suit : « s’immerger dans la mythologie est une merveilleuse aventure. Ces contes poétiques et fabuleux décrivent la nature et les sentiments humains, mais ils expriment aussi un fort contenu symbolique. La Mythologie de la Grèce ancienne a profondément marqué notre culture et aujourd’hui encore au vingt et unième siècle elle demeure terriblement actuelle ».
Que faut-il de plus pour nous laisser embarquer dans cette aventure, et nous laisser habiter par le rêve tout en développant nos connaissances.

 

Sauveur PINATEL

Lu pour vous

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L’éditeur d’âmes
De Marcel BARIL

Des ingrédients bien choisis parmi lesquels l’étrange cohabite avec la vie de tous les jours, l’amour et la cruauté se tiennent par la main et la douleur et le plaisir se partage le même espace. Un zeste de polar et une rasade de poésie, et voilà la recette aigre douce concoctée par l’auteur pour nous proposer ces histoires. Ce n’est pas un menu à la carte, mais un plat du jour, spécialité de Marcel qui nous est proposée. Son imagination prolifique nous fait voyager en permanence entre réel et fiction. La mort souvent présente peut nous paraître obsessionnelle, peut-être aussi n’est-elle qu’une cible virtuelle à détruire par l’humour et la dérision, armes dont on peut disposer pour notre défense. Se recentrer sur la supériorité de l’esprit sur la matière, doit nous permettre de surmonter le torrent tumultueux qui n’est rien d’autre que la vie. On retrouve dans les écrits de Marcel la même sensibilité qui se dégage de ses tableaux. L’artiste établit et souligne un lien permanent entre la terre et l’espace. Même si dans sa dédicace il conseille de ne pas prendre ce petit livre trop au sérieux, il n’en reste pas moins qu’il entretien tout le questionnement qui est le mien.

S.P.

                                   Apartés 


d'H-M Polvan

 

     Comme un fétu de paille emporté par un vent capricieux, nous sommes propulsés vers des horizons multiples, à la découverte d’une sensibilité qui se nourrit de toute la matière des choses. Cela se retrouve dans la poésie qui se dégage de cet ouvrage.
D’une mer agitée à l’écume rageuse, du ciel sombre et lourd, nous passons à l’éclat du soleil perçant un coin de ciel bleu et à une eau plus calme, sans transition et par alternance permanente, ce qui se traduit par une musique qui exprime à la fois  la tristesse et la gaité, le bonheur et la souffrance, la mélancolie et l’espérance. C’est au milieu de tout cela que la vie trace son chemin, comme le fait une proue écumeuse de navire qui laisse derrière elle un sillage qui se dilue jusqu’à disparaitre. Et « les missives du vent » nous laissent l’impression que nous en sommes le destinataire. Une large palette de style d’écriture nous est offerte par H.M Polvan, ce qui nous permet de le connaitre mieux et qui confirme son indeniable talent d’écrivain.
Un bon moment de lecture.  

 

S.P.  

 

 

Le cygne à tête d’escarpin       

De Marcel Baril

 

 

Le décor minimaliste de cette pièce de théâtre laisse présager une plus grande richesse du contenu par rapport au contenant. Chacun y retrouvera ses propres réponses aux questions qui se posent à la lecture que nous propose l’auteur. Des évènements symboliques et des pensées diverses apparaitront au cours des différents dialogues entre les personnages. Une boîte de gâteaux posée sur le ventre d’un cadavre, amène un peu de douceur à la cruauté d’un fils qui assassine sa mère en la refroidissant d’un coup de revolver, alors qu’elle venait chez lui pour retrouver un peu de chaleur filiale. La lettre énigmatique apportée par le facteur et lue par Lucie, à laquelle elle s’identifie jusqu’à devenir Madeleine, posera des interrogations au lecteur qui aura du mal à déterminer qui est l’expéditeur et son véritable destinataire. Le passant qui par définition ne devrait que passer occupera la place, à défaut de n’avoir pas retrouvé celle qui lui incombait dans une autre pièce de théâtre dont il était l’acteur, et qu’il ne retrouvera que plus tard. Le nouveau-né symbole du renouveau aura beaucoup de mal à se faire reconnaître, et devra faire preuve de ténacité. Lucie sortie de son fantasme abandonnera Madeleine, et consentira enfin à passer une soirée en tête à tête avec Lucien, pour qui cela a toujours été le but essentiel. D’ailleurs n’est-il pas allé  jusqu’ à tuer sa mère une seconde fois pour y parvenir. L’absurdité mise en évidence par l’auteur dans l’écriture de cette Pièce, nous réserve des moments de rire, que ne manqueront pas de nous donner les acteurs par leurs jeux de scène.

Aussi j’engage les personnes qui le souhaitent à se rendre sur le site de LPE, où elles pourront trouver toutes les dates et lieux des représentations prévues.