La poésie ne se vend pas
Disent les gens bien au courant.
Ne se marchandent ici-bas
Que les armes, les larmes et le sang.

Alors poète, tends la main
Dans la rue des commerçants
Pour une obole, un bout de pain
Et, sois reconnaissant!

Les portes

par Xavier LEFLOCH

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Aux vieux sans argent
Aux jeunes non aryens
A toutes les petites mains
Ils claquent la porte

Aux poètes, aux artistes
A la littérature
Aux cultures, la beauté
Ils claquent la porte

Aux enfants de la guerre
Aux hommes affamés
Aux femmes sans patrie
Ils claquent la porte

Aux océans, aux montagnes
A tous les animaux
A l’air pur et l’eau fraîche
Ils claquent la porte

Au pétrole, à l’argent
Aux tueries et aux dieux
A la mort, au néant
Ils ouvrent les portes